
Faisons le prophète.
La génération des poilus de la grande guerre a été profondément éduquée à l’humilité. La boue des tranchées, la défaite de 40 et de manière ultime, la révolution libertaire de mai 68 sont les trois principales leçons apocalyptiques qu’elle reçut.
Vers la fin de sa vie terrestre, cette génération a bu jusqu’à la lie la coupe de son échec de la main même de ses petits-enfants. Se croyants plus intelligents (l’orgueil était aussi leur lot), ceux-ci ont craché à la face de leurs pères et grand-pères, leurs « valeurs criminelles de patrie, honneur, sacrifice, devoir ». Ils ont exalté les valeurs opposées.




