La journée a passé, le temps s’est écoulé. Heure après heure, le soir est arrivé. Il ne reste plus beaucoup de temps avant le couchant. C’est donc le moment ultime pour penser tout ce qui doit être pensé, pour dire tout ce qui doit être dit…. Il faut boucler sa journée comme on boucle sa valise, prêt à partir pour le grand voyage. Encore un peu de temps et le jour s'en ira .... C'est l'heure bleue. Le mouvement du monde se calme, le soleil se cache. Je partirai avec le couchant.

mercredi 7 mars 2012

Prénoms français

Regard croisé sur une famille turque et une famille catho.
Cette dernière livre le choix de ses prénoms juste avant la naissance de ses jumeaux : « Tancrède et Madeleine ». Cela fleure bon la chevalerie et la Comtesse de Ségur. La sage-femme prend note et ne dit rien, mais n’en pense pas moins.
Sitôt sortie dans le couloir, on la voit s’esbaudir et faire la grimace: « Tancrède, ça sort d’où ce prénom ? », et sa copine de pouffer de rire derrière sa main : « Et Madeleine, alors !!! ». Sur le palier, même les aides-soignantes y vont de leur couplet: « Il paraît que les frères et soeur s’appellent Enguerrand, Marguerite et Théophile ! ». Le journaliste prend même le temps d’interroger le grand frère sur les inconvénients de porter un « prénom moche », et notamment celui d’avoir, à l’âge adulte, des difficultés à trouver du travail.
Dans la salle d’à côté, un autre accouchement est imminent. Un maçon turc jovial et terriblement prolixe (il est vrai qu’il parle pour deux car son épouse, explique-t-il, arrivée en 1998, ne connaît toujours pas la langue française) épelle obligeamment : « Notre fille s’appellera Murvvet, comme sa grand-mère. Avec deux v. »
Cette fois, la caméra ne filme aucun commentaire. La sage femme griffonne docilement son dossier sans faire l’ombre d’une remarque et, dans le couloir, personne ne s’étonne. Tout est normal. Comme s’il était entendu dans la France de 2012 que le prénom de Madeleine était un handicap plus lourd à porter que celui de Murvvett."
Monde et Vie

Espèce de réac !

Et si c'était vraiment mieux avant ? Et si cet avant était ce jalon qui nous offre un repaire, un témoin du bonheur ? Comme le point de départ qui permet de s'orienter, comme la norme à atteindre, comme la côte à ne pas dépasser, le point de non-retour, le caillou du petit Poucet, le seuil critique, le Jardin d'Eden ?
Et si aller lentement à cheval valait mieux que de foncer sur les autoroutes et si le granit valait mieux que le béton et si Dante valait mieux que Duras et si la coutume valait mieux que l'article 12 paragraphe 5 alinéa 13 et si le piano valait mieux que la guitare électrique et si être domestique valait mieux qu'être chômeur et si le vousoiement valait mieux que le tutoiement et si le munster valait mieux que la vache qui rit et si monseigneur valait mieux que père évêque et si le mariage valait mieux que l'union libre et si Mantegna valait mieux que Duchamp et si La Fontaine valait mieux que Spirou et si le lin valait mieux que
le nylon et si la vendange à la main valait mieux que la machine et si le trébuchet valait mieux que la bombe à neutrons et si la laine valait mieux que l'amiante et si Charles Quint valait mieux que Staline et si ventre saint gris valait mieux que p... de m... Et si l'or valait mieux que l'action et si Boulle valait mieux qu'Ikea et si le village valait mieux que la banlieue et si le soulier valait mieux que la basket et si la cheminée valait mieux que la télévision et si l'on arrêtait de croire naïvement que le progrès c'est le progrès ?.
Et si la vie valait mieux que survivre ?.....

Le candidat qui aime la France

Nous ne devrions donc pas bouder notre plaisir après avoir vu les images du grand rassemblement public par lequel Nicolas Sarkozy a ouvert sa campagne, le 19 février, à Marseille. Accueilli par une foule brandissant une marée de drapeaux tricolores, il s’est présenté comme le candidat qui « aime la France », devant un panneau géant qui affichait son slogan électoral: « La France forte ».
Le mari de Carla Bruni a même chanté la Marseillaise, son « tube » favori vraisemblablement qu’il connaît par coeur, contrairement à François Hollande. Ah! Le bon apôtre!
Ne venez plus lui parler de l’époque où il a réintégré la France dans le commandement de l’Otan, nous replaçant ainsi dans l’orbite des Etats-Unis : cela appartient au passé, au temps où il était bling-bling.

mardi 6 mars 2012

Huit Français sur dix ont-ils vraiment compris la question ?

La nouvelle société française se mettrait-elle en place tout doucement ? Il est fort problable que dans les quelques vingt années à venir, le mode de vie des français n'aura plus rien à voir avec le mode de vie actuel. Est ce un bien ? Mais alors, pour qui ?
Pas forcément pour nos enfants qui verront parfois leur vie profondément perturbée dès leur plus jeune âge. Du moins, si la loi suit le nouveau sondage IFOP réalisé pour Femme actuelle et Enfant magazine et publié lundi 5 mars 2012 ! En effet, il apparait que plus de huit Français sur dix seraient favorables à un véritable statut du beau-parent dans les familles recomposées (droit de visites, obligation de subvenir aux besoins des enfants...).
Est-ce que 8 Français sur 10 veulent vraiment imposer aux enfants les droits de visite des adultes ayant partagé leur vie ?
Un week-end chez mon père, un autre chez ma mère, le troisième chez l’ex de la mère, qui m’a élevé pendant 7 ans, le 4ème chez l’ex de mon père,qui s’est attachée à moi, et comme mon père va bientôt se séparer de son copain, je pense que je devrai aussi bientôt passer des vacances avec cet homme qui a payé la moitié de ma scolarité depuis 2 ans….
Perspective incongrue ? Pas vraiment par les temps qui courent ....
« Le fait qu’un adulte partage la vie d’un enfant ne lui donne pas de droit sur cet enfant », commente Béatrice Bourges. « L’enfant a au contraire besoin que les rôles soient clairement identifiés autour de lui et donner un statut à celui qui vit avec son père ou sa mère ne lui apporte rien, sinon la confusion dans un univers déjà troublé par les séparations » ajoute-t-elle.
d'après Michel Janva sur le Salon Beige

lundi 5 mars 2012

Nobody knows

Je viens de regarder sur ARTE un film délicat et sensible, à la fois doux comme une eau cristalline et effroyablement dur comme une batte de baseball. Il raconte une histoire comme il en arrive quelquefois : abandonnés par leur mère, quatre enfants se retrouvent livrés à eux-mêmes dans un petit appartement de Tokyo. C'est une sorte de conte à la fois désenchanté et sublime signé Hirokazu Koreeda. La fin est tragique mais le questionnement qui demeure reste, me semble-t-il, celui-ci : quelle confiance peuvent garder envers les adultes des enfants que l'on abandonne ?... Et comment vivront-ils leur âge adulte ? En imitant ou en s'opposant....
À Tokyo, Keiko vit seule avec ses quatre enfants, tous nés de pères différents. Afin d'obtenir un appartement plus spacieux, elle cache au propriétaire l'existence des trois derniers. Les petits, qui ne sont pas scolarisés, tiennent la maison pendant que leur mère travaille. Mais un jour, celle-ci disparaît en leur laissant un peu d'argent...
Inspiré d'un fait réel, le film qui s'étale sur quatre saisons nous plonge dans l'existence chaotique de quatre enfants cruellement livrés à eux-mêmes, mais habités par une rage de vivre déchirante. Akira, l'aîné - joué par le jeune Yûya Yagira, qui a reçu le Prix d'interprétation masculine à Cannes - se mue ainsi en chef de famille, prêt à affronter les affres de la précarité et de la clandestinité pour maintenir sa fratrie à flot.
Au plus près des visages, la caméra navigue dans l'espace feutré de l'appartement pour capter avec une précision documentaire les petits riens du quotidien, qui reviennent comme une litanie réconfortante. Des jeux et des souffrances de ces enfants perdus, Hirokazu Koreeda tire une oeuvre profondément attachante, oscillant délicatement entre comédie et tragédie
Réalisateur et scénariste : Hirokazu Koreeda - Image : Yutaka Yamasaki - Musique : Gontiti
Montage : Hirokazu Koreeda - Acteurs : Yûya Yagira, Ayu Kitaura, Hiei Kimura, Hanae Kan, Momoko Shimizu, Keiko Fukushima.

L’or, le flic des monnaies

Tout le monde est content. Nous avons effacé 100 milliards de dettes que devait la Grèce et nous lui avons prêté 130 milliards supplémentaires pour qu’elles commencent à nous rembourser ce qu’elle nous doit encore.
Voilà une belle politique de Gribouille, vous savez, celui qui se jetait à l’eau quand il pleuvait pour ne pas se mouiller ! Ainsi vont, les démocraties.
Du temps des pharaons, il y avait déjà des périodes de vaches maigres et de vaches grasses. Le pharaon était généralement un homme avisé ; pendant les périodes fastes, lorsque les crues du Nil fécondaient la terre et que les récoltes étaient abondantes, il ordonnait d’en garder une partie qu’il faisait stocker dans des greniers protégés pour survenir aux besoins de sa population en cas d’intempéries et de mauvaises récoltes : Le pharaon savait que « gouverner, c’est prévoir ».

Ne jugez pas

Jésus disait à la foule : " Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et vous recevrez : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans votre tablier ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira aussi pour vous. » (Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 6,36-38.)
C'est une chose périlleuse et dangereuse qu'un homme en juge un autre ; chacun doit être attentif à se garder de ce péché.
Car celui qui est la Vérité a dit : « C'est de la mesure avec laquelle vous avez mesuré que l'on se servira pour vous ».
Si tu es grandement miséricordieux, tu trouveras grande miséricorde ; si tu l'es peu, tu n'en trouveras que peu ; si tu es sans miséricorde, tu n'en trouveras pas pour toi-même. On doit éprouver et exercer cette miséricorde intérieurement, dans sa volonté profonde, de telle sorte que l'on ressente une compassion profonde et sincère pour son prochain partout où on le voit souffrir, et que l'on demande à Dieu de tout notre cœur de le consoler.
Si tu peux le secourir extérieurement, par quelque conseil ou quelque don, par des paroles ou par des actes, tu le feras dans la mesure du possible. Si tu ne peux pas faire beaucoup, fais cependant quelque chose, que ce soit une œuvre de miséricorde intérieure ou extérieure : dis-lui au moins une bonne parole. De cette façon, tu t'acquittes de ce que tu lui dois et tu trouveras un Dieu miséricordieux.

samedi 3 mars 2012

Les dangers de l'eugénisme

Didier Sicard, médecin, ancien chef de service de médecine interne de l'hôpital Cochin, professeur émérite à l'Université Paris Descartes, ancien président du Comité consultatif national d'éthique, actuel président d'honneur, membre du conseil scientifique du Forum européen de bioéthique, déclare à Handicap.fr :
"La naissance est de plus en plus vue à travers une grille de représentations, avec un examen de passage biologique, échographique, génétique et social où chaque épreuve est dotée d'une note éliminatoire... La loi française interdit d'avoir une attitude eugéniste mais la société est impitoyable avec l'enfant handicapé dont elle considère la naissance comme une faute médicale. C'est ce que dit la loi Perruche : l'absence de diagnostic du handicap de l'enfant qui n'a donc pas permis sa destruction est une erreur médicale qui mérite réparation ! Certains de nos juges ont une vision de la normalité humaine qui me parait tragique et continuent, malgré la loi dite « anti Perruche », à demander l'application de cette indemnisation pour les  enfants nés avant 2002 !

Racisme ordinaire

Trois mois après les faits, l’affaire de la footballeuse de Saint-Germain-en-Laye agressée au cours d’un match amical n’est toujours pas terminée.
L’adolescente de 17 ans avait été rouée de coups par l’équipe adverse au terme de la rencontre amicale au Stade Suzanne-Lenglen à Paris (XVe). Si les auteurs des violences ont été sanctionnées par la Ligue de football, la mère de la victime a porté plainte. C'est Gilbert Collard, le très médiatique avocat, qui défend la joueuse du club de Saint-Germain-en-Laye.
Ce jour-là, le samedi 10 décembre au stade Suzanne-Lenglen à Paris (XVe), l’équipe Seizième ES affronte celle du Saint-Germain-en-Laye FC. La victoire revient aux joueuses des Yvelines qui l’emportent 6 buts à 3. Soudain au coup de sifflet final, une bagarre éclate et Noor, une attaquante de Saint-Germain, est violemment agressée par les Parisiennes.

jeudi 1 mars 2012

Commence le mois de Saint Joseph....

Nous recourons à vous dans notre tribulation, ô bienheureux Joseph : et, après avoir imploré le secours de votre sainte Épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.
Par l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu ; par l’amour paternel, dont vous avez entouré l’Enfant-Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a conquis au prix de son sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours, dans nos besoins.Protégez, ô très sage gardien de la divine Famille, la race élue de Jésus-Christ. Préservez-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d’erreur et de corruption, soyez-nous favorable, ô notre très puissant libérateur. Du haut du ciel, assistez-nous dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres ; et de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant-Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu, des embûches de l’ennemi et de toute adversité. Couvrez chacun de nous de votre perpétuelle protection, afin que, à votre exemple, et soutenus par votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir, et obtenir la béatitude éternelle. Ainsi soit-il