La journée a passé, le temps s’est écoulé. Heure après heure, le soir est arrivé. Il ne reste plus beaucoup de temps avant le couchant. C’est donc le moment ultime pour penser tout ce qui doit être pensé, pour dire tout ce qui doit être dit…. Il faut boucler sa journée comme on boucle sa valise, prêt à partir pour le grand voyage. Encore un peu de temps et le jour s'en ira .... C'est l'heure bleue. Le mouvement du monde se calme, le soleil se cache. Je partirai avec le couchant.

mardi 7 février 2012

La nécessaire souffrance

Il est une loi fatale, mystérieuse, universelle, inexplicable à la science. C'est la loi de la souffrance. Cette loi promulguée le jour où le péché entra dans le monde, est conçue en trois termes, qui, dans leur triste généralité, em­brassent les maux et toutes les infortunes qui affligent le genre humain.
– Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front, fut‑il dit à l'homme.
– Tu enfanteras dans la douleur, fut‑il dit à la femme.
- Tu sentiras dans la poussière la maladie et les germes de cette décomposition qui se consommera dans la tombe.
A partir du jour où fut fulminée cette triple sentence, la dou­leur est devenue une grande loi de l'humanité. Semblable à un vaste fleuve, elle a promené depuis six mille ans ses eaux amères à travers les générations. Tous les mortels, plus ou moins, mais tous sans exception s'y sont abreuvés.

La grève des riches

La grève, ça m'agace !
Je trouve cette pratique complètement démodée. Et nuisible.
On me rétorquera que c'est un droit et que c'est fait pour défendre les prérogatives des salariés... Je pense quant à moi que c'est surtout une excuse. Sans compter ce plaisir d'être tout puissant que ressentent les organisateurs qui immobilisent ainsi tout un pays. 
J'ai connu quelqu'un, dans les années soxante dix, qui, m'annonçant que les organisations syndicales des banques prévoyaient une grève, précisait à mon grand étonnement "qu'on ne savait pas encore pour quel motif mais qu'on trouverait" !!! Et il ajoutait : "Il faut qu'on tienne quinze jours (ou un mois) ... après, les salaires sont versés intégralement".
Toute jeune et innocente, j'étais horrifiée devant de tels procédés....

La Burle

Joli poème d'un poète local (Jean Sarramea) trouvé sur la page de Frère Maximilien :

L'hiver en haute Ardèche a déroulé sa toge.
L
es bois et les prairies, bruissants de chants d'oiseaux,
Les seigles ondulants, le gazouillis des eaux
Sont un vert souvenir qu'un blanc manteau déloge.

Durant six mois la vie est recroquevillée
Dans la ferme frileuse, au midi d'un bosquet,
Sous les lauzes d'un toit sonore mais coquet,
Où se déguste encore la douce à la veillée.
 

Les âmes sont hantées par d'antiques récits
Où congère et tempête, de leurs doigts de glace
Ont tissé des linceuls à des passants transis.

L'étranger inquiet dit : "qui donc siffle et hurle,
Quelle étrange furie dans les airs nous menace ?"
- Défie-t-en, mon ami, elle a pour nom la burle !

lundi 6 février 2012

L'échelle des civilisations

Claude Guéant aurait donc affirmé que “les civilisations ne se valent pas”.
Au-delà des polémiques passionnées qui reproduisent exactement le même schéma d’indignation intéressons-nous au propos lui-même et posons franchement la question de la hiérarchie civilisationelle.
Car qui dit hiérarchie dit des plus et des moins, mais qui conteste cette hiérarchie, promeut un relativisme axiologique. Alors qu’il ne s’agit pas de niveler, mais de proposer un modèle de vie qui soit le meilleur possible.  
Nous créons des hôpitaux et des services de recherche qui en arrivent à greffer des mains...D’autres les coupent...
Nos femmes se battent pour accéder en toute égalité aux postes intéressants... D’autres les voilent ou les cachent chez eux...
Nous donnons le droit de vote à tous nos ressortissants afin qu'ils expriment leur choix... D'autres sont lapidés ou vitriolés par les frères, les oncles, les pères pour non respect de leurs traditions...

samedi 4 février 2012

"Aujourd’hui, nous payons trente-cinq ans de mensonges…"

C’est le cri d’alarme de François de Closets pour qui les hommes politiques nous conduisent à la catastrophe, faute de courage. C'est inquiétant et même affolant. Depuis des années, les hommes qui gouvernent la France nous conduisent au bord du précipice. Sont ils inconscients ? ou incapables ?.... François de Closets accuse les hommes politiques de totale irresponsabilité.
François de Closets, le célèbre journaliste qui dénonce les abus, est furieux… « d’avoir eu raison trente ans trop tôt » : « En 1992, j’ai commencé à dénoncer le dérèglement des finances publiques. Aujourd’hui, nous sommes arrivés à l’échéance fatale », dit-il, accusant les hommes politiques de totale irresponsabilité. Pour lui, notre pays est en grand danger, et il s’offusque : « Qu’un pays comme la France, avec autant d’atouts, soit au bord de la faillite, ce n’est pas concevable ! »

Papa, maman, la bonne et ... moi

L'affaire n'est pas nouvelle et certains d'entre vous la connaisse sans doute mais j'ai voulu publier cet article pour informer ceux qui l'ignorent.
En effet, il est bon pour chacun de connaitre les immenses possibilités qui s'offriront sous peu à l'être humain pour contredire un peu plus la nature et jouer à Dieu Tout Puissant (ou encore plus puissant que Dieu !).
Pour mettre des enfants au monde, l'imagination de notre société moderne et civilisée est sans fond ! ... D'ailleurs, pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer ?
Je résume : des femmes se transforment en homme pour redevenir (à moitié) femme et mettre des enfants au monde ! Ouf !
Etre à la fois homme, femme et son contraire, et tout cela en même temps, n'est ce pas atteindre le bonheur suprême ?
Aujourd'hui, deux "hommes" ont vécu grossesse et accouchement.
Voici leurs histoires.

vendredi 3 février 2012

L'Eglise et les frères trois points - Approche

La Franc-maçonnerie, c'est un peu l'Arlésienne pour certains : on en parle toujours mais on ne la voit jamais ! Voire ! Même discrète, elle est présente. Et très active.
Tentons de nous en approcher un peu avec cet article explicatif de Frère Maximilien Marie du Sacré Coeur qui en parle dans son blog  J'ai quelque peu réduit la longueur du texte en essayant de m'en tenir aux grands points. (et même trois points !)

Cadeaux de crise

Les BOX-CADEAU ont toujours eu du succès !
Mais dans les mois qui viennent, crise oblige, peut être faudra-t-il changer leur contenu ?
Après tout, il faut savoir s'adapter à son époque...

Fin de vie dans la dignité

Le projet de loi sur l'euthanasie, actuellement dans la sacoche de la gauche, semble faire couler beaucoup d'encre. Certains hommes politiques en profitent pour dénoncer la confusion qui règne dans l'esprit de beaucoup de personnes entre acharnement thérapeuthique, soins palliatifs et euthanasie.
Ecoutons Jean-Marc Nesme, député UMP de Saône-et-Loire et maire de Paray-le-Monial.
Dans son programme, François Hollande propose que “toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité”. Qu’en pensez-vous ?
Disons les choses clairement : le candidat socialiste veut légaliser l’euthanasie, c’est-à-dire inscrire dans la loi le droit de tuer. Une telle décision serait à la fois inacceptable, car contraire au respect de la personne humaine, et dangereuse, car à l’origine de dérives dont nul ne sait où elles nous conduiraient.
Les quelques pays européens qui ont légalisé l’euthanasie cherchent à faire machine arrière. Ils ont constaté que des considérations liées à l’héritage influençaient parfois des demandes ! J’entends aussi certaines personnes évoquer des arguments économiques en faveur de l’euthanasie dans un contexte budgétaire difficile… La tentation de libérer des lits peut exister. De telles considérations font froid dans le dos. Voyons les choses en face : lever l’interdit, ce serait mettre la main dans un engrenage susceptible de nous broyer.
François Hollande dit vouloir encadrer cette pratique.
C’est un leurre. Si l’on admettait l’euthanasie, au prix d’une ultime transgression, aucune limite ne tiendrait. François Hollande évoque la souffrance psychique : veut-il parler des maladies mentales ? Et comment traiter la demande d’une personne dépressive ? S’il était logique, François Hollande devrait autoriser aussi le suicide assisté…
Vous n’êtes pas convaincu non plus par l’argument de la souffrance. 
En effet. Le Parlement a voté en 2005 une loi sur la fin de vie et les droits des malades qui permet de développer les soins palliatifs, destinés à soulager les souffrances de ces malades. Ce qu’il faut, c’est développer en France cette culture des soins palliatifs.
Certaines pratiques de soulagement des douleurs réfractaires peuvent cependant entraîner la mort du patient…
C’est vrai, cela peut arriver. Mais il y a, entre ces pratiques et l’euthanasie, une différence qui change tout : d’un côté, on cherche à soulager ; de l’autre, on décide sciemment de donner la mort, ce qui est inadmissible. Il s’agit de respecter la vie et d’humaniser la mort. C’est ce que permet déjà la loi de 2005. La sagesse veut que nous en restions là.

Propos recueillis par Fabrice Madouas sur Valeurs Actuelles

Bon à savoir



Samedi 4 février, à 13h15
Sur France 2, Magazine d'actualité (25 minutes)
en grande partie consacré à la Monarchie

Durée : 35 min

Au sommaire : «Les Royalistes»
Un reportage de Cécile Tartakovsky
Difficile de les compter ou de les définir, pourtant les royalistes existent bien en France...
Légitimistes ou Orléanistes, qui sont-ils ?
Comment vivent-ils cette fidélité au roi ?
Que représente-t-elle : doux rêve d'utopiste ou véritable projet politique ?