DIEU être éternel, saint et parfait, ne fait rien dans le temps qu’en vue de l’éternité, ne fait rien dans l’ordre de la nature qu’Il ne coordonne à l’ordre de la grâce, ne fait rien pour l’homme que pour Se glorifier Lui-même dans l’homme et par l’homme, en l’attirant à Lui, en le comblant de Son amour, et en partageant avec lui Sa propre félicité.
Ainsi, lorsque allant former la femme à l’origine du monde Dieu dit : Il n’est pas bien que l’homme soit seul, faisons lui un aide qui lui ressemble. Par cette grande parole, dont Il voulut faire une loi de l’ordre social, Il établit la femme comme l’AIDE DE L’HOMME, non seulement pour tout ce qui se rapporte à ses besoins matériels, mais aussi, et avant tout, pour tout ce qui se rapporte à ses besoins spirituels. C’est donc un devoir pour la femme de prendre soin de l’âme de l’homme, de l’édifier par ses exemples, de l’améliorer par ses saintes inspirations, de le sanctifier par ses vertus. Et aider l’homme à faire son salut, c’est la fin principale de la femme, sa mission, son ministère, sa gloire, sa grandeur et sa dignité. Ainsi, la femme a dans les desseins de Dieu une délégation, je dirais presque une consécration religieuse. C’est en quelque sorte, le prêtre de la famille, comme l’homme en est le roi.
Mais remarquons aussi que les mots : «Il n’est pas bien que l’HOMME soit seul» ont évidemment un sens général, indéterminé, absolu, et que dès lors les mots : «Faisons-lui un aide qui lui ressemble» ont le même sens et qu’ils signifient que Dieu a constitué la femme comme l’aide de l’homme dans tous les états, dans toutes les conditions où il peut se trouver.